Le courage d’avancer dans la vie

 

Bonjour matinal,

Tu passes un bon weekend?

J’ai passé beaucoup (beaucoup) de temps à faire cet article.

J’ai envie de te parler [enfin plutôt de te texter, dans le présent cas] d’un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Seulement je ne savais pas trop comment en parler, comment ne pas trop parler de moi, comment ne pas te brusquer aussi. Pour ces raisons j’ai du recommencer, retoucher, corriger cet article au moins X fois. Mais j’ai pris mon courage à dix doigts, mes quelques neurones fonctionnels, mon clavier et le voici:

Des cocons et des hommes

Depuis des années j’observe les gens, comme Virginie B pour essayer de les comprendre, de comprendre leurs choix de vie. Comment peut-on en arriver à devenir un Indiana Jones aventurier, partant sac sur le dos avec 3 Francs 6 sous? Comment peut-on aussi en arriver à rester seul, vivant cloisonner chez soi, à regarder la télé et à s’occuper de son chat?

Commençons par ses derniers: les personnes-cocons.

L’humain semble programmer pour aller vers la facilité, par les chemins de pensées dictés par ce qu’ils ont lu, vu, ou ce qu’untel a dit sans se poser de questions. Les choses sont ce qu’elles sont et puis c’est tout. Ils ont leur petite vie tranquille et leur situation leur semble immuable. Métro-boulot-dodo… rien à raconter. On rentre le soir chez soi, on se pose devant NRJ12 par ce qu’on n’a « pas envie de se prendre la tête », et puis voilà! On est la personne que l’on restera jusqu’à la fin de nos jours. Sans évolution par ce que faire des efforts est compliqué.

Source

Croire ou penser?

Pourquoi chercher plus loin?

Pourquoi se compliquer la vie?

« Si c’est vrai, je l’ai vu à la télé »

Bien entendu, la télé, comme le marketing caché, comme la voisine qui ragote sur tout le quartier, ne disent que la vérité, rien que la vérité [dites « je le jure »]. Et surtout, quelle télé, quelle publicité, quelle personne vous a raconté?

Il est bien plus facile de croire, que de penser! Penser demande de la concentration, un effort de réflexion, et des remises en cause. Penser, c’est ce qu’il se passe quand on écoute France Culture. Il est difficile parfois de tout comprendre, ne serait-ce que dans les termes utilisés par les intervenants. Penser, c’est ce qu’il se passe quand on choisi ou non de faire quelque chose. Penser, c’est avoir une réflexion, c’est se mettre en reflet soi-même, comme devant un miroir et se demander comment ce moi doit agir. Penser, c’est prendre du recul.

Ne pas penser, c’est se coller devant des émissions comme Touche pas à mon poste, Les Anges, etc… en se disant que c’est ça « la vraie vie » (puisqu’on le voit à la télé). [Cet argument ne vient pas moi, je l’ai entendu par une gamine de 18ans quand même, qui voulait être People de télé réalité plus tard pour vivre dans une villa avec une grande piscine]. Et que c’est de l’information vraie, intéressante, sérieuse.

Ne pas penser, c’est gober tout ce que nous raconte tout le monde, sans même tout comprendre, et le répéter. C’est ainsi par ce que c’est ainsi.

Ne pas penser, c’est ne pas se regarder être, ne pas se regarder agir, ne pas se dire « peut être que je pourrais être/faire mieux ». Ne pas penser, c’est se contenter d’une vie sans magie, banale, et s’en accommoder par ce que c’est compliqué de faire autrement »

Le courage et les victoires sur nous-même: l’Odysée dont nous sommes le héro

A force de ne plus penser, on se mute [to mute: se rendre muet] à soi-même. On s’efface à sa propre existence. J’ai lu un article faisant référence à Platon à propos du courage. Il disait qu’avoir des victoires sur soi-même était bien plus courageux que de vaincre un ennemi au combat.

C’est pour cette raison à mon sens que le travail sur soi, l’apprentissage tout au long de sa vie [ et surtout l’humilité devant nos erreurs] est une chose importante que beaucoup oublient. Combien de fois en essayant de corriger une erreur de quelqu’un, on m’a reprocher de « pinailler », de « me la péter »… Toucher l’égo de ceux qui ne se réfléchissent pas, c’est ce confronter à un mur en acier trempé.

La vraie aventure est celle de notre propre vie. Nous sommes le Héro de l’Odysée. Nous sommes Ulysse, allant contre vents et marées à la rencontre de nous-même, à la recherche de notre meilleur « nous », de notre chez nous. Et nous ne rentrerons que lorsque nous nous seront trouvé, lorsque nous aurons tout fait même l’impensable.

L’aventure, c’est aujourd’hui, là, à cet instant, pour chacun d’entre nous.

Apprendre, toujours apprendre, toujours essayer de mieux faire, d’apprendre des erreurs et de devenir quelqu’un de meilleur [sur n’importe quel plan]. Voilà mon moteur, voilà ce qui me fait avancer, voilà le but qui me donne du courage pour me lever le matin. Que vais-je apprendre aujourd’hui?

Et toi? Veux-tu être le Héro de ta vie, relever ses défis les plus fous, et devenir le meilleur archer d’Ithaque?

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3 réflexions sur “Le courage d’avancer dans la vie

  1. C’est une perspective d’accomplissement qui est belle. Je suis souvent admirative de ces personnes autour de moi qui continuent à vouloir suivre plein de formations, qui suivent l’actualité tout au long de la journée ou bien qui sont friandes d’en savoir toujours plus sur telle ou telle science etc. Je me suis rendu compte ces dernières semaines qu’en ce moment, ce qui m’intéresse, c’est apprendre à faire des choses de mes 10 doigts. J’y passe des heures. C’est moins intellectuel, mais quelque part il me semble que c’est surtout le rejet de tout ce qu’on a voulu m’enseigner et que je trouvais idiot, illogique ou carrément déplacé sans aucune pertinence. Je m’intéresserai à nouveau à tout ça plus tard j’imagine…

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    • Bonjour « quelqu’un »
      Merci pour ton commentaire. S’intéresser aux choses n’est pas facile pour tout le monde. Et on commence chacun avec ce qui nous tient à coeur. Si pour toi ce sont les DIY, c’est très bien. Car en plus de concentrer tes pensées sur quelque chose, ça fait travailler ta pratique.
      Il y a un temps pour tout dans la vie. Je te souhaite de réaliser plein de choses avec tes 10 doigts. 🙂

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  2. Pingback: Quel nom pour la phobie du jugement? | Grenade Paquelin

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