Comme un boomerang…

 

Bonjour à toi, lecteur, lectrice,

L’enfant boomerang, tu connais?

C’est un enfant, qui, à un certain âge de sa vie d’adulte, se voit contraint de retourner vivre chez ses parents, du moins pendant un temps. Ce n’est pas un Tanguy qui lui, ne part jamais. Les causes peuvent en être diverses, telles que la fin des études, le chômage (et l’incapacité de payer un loyer), une séparation, que sais-je encore, il doit y avoir un tas d’autres raisons. Ce retour se fait donc par nécessité. Une sorte de manque de choix, ou de peur de ne pas réussir sa vie seul(e) pendant un temps. Et dans ces moments difficiles, heureusement, Papa et Maman ont toujours leur porte ouverte à leur enfant chéri.

Si tu es dans ce cas là, lecteur, lectrice [de mon coeur, rime en -eur], ne déprime pas. Ce n’est pas un article coup de gueule. C’est juste un phénomène qui est de plus en plus courant. Il ne faut pas t’en vouloir, ce n’est pas ta faute. C’est un moment à passer. Et puis surtout, ça peut très très bien se passer.

Mais voilà, est ce que le retour à la « Home Sweet Home » est si facile?

Pour les parents

Il ne faut pas oublier qu’un enfant qui part de la maison, c’est un peu une nouvelle liberté pour les parents. Ils sont sans doute tristes au début du vide que cela apporte à l’habitation, nostalgiques de leur bébé qui s’envole du nid, mais finalement le couple se retrouve, ou de nouvelles habitudes s’installent. Les parents sont heureux de savoir que leur enfant grandit, s’épanouit, vit sa vie… et eux reprennent la leur également, s’accaparent de nouveau leur maison à eux, qu’ils n’ont plus vraiment à partager.

Oui mon pti, quand on y pense, il a du s’en passer des choses dans ton dos entre tes parents quand tu n’étais plus « dans la chambre d’à côté ». [clin d’oeil insistant]

wing

Source

Le retour de l’enfant peut être vécu comme une sorte de régression, et ce des deux côtés. Voir revenir son enfant à la maison, c’est un peu par ce qu’il n’a pas réussi la « quête ultime » de l’indépendance. Ce n’est pas forcément sa faute, mais c’est un échec, quand même [non ne pleure pas petit lecteur/petite lectrice, ça arrive, et ce n’est pas si grave]. Les parents restent présents pour leur enfants en difficulté, ré-ouvrent leurs portes, leur coeur, leur budget aussi.

Et cela peut faire beaucoup. Bien entendu il n’y a pas de règles et cette étape de la vie ne se passe pas de la même façon pour tout le monde. Pour certains, les parents demanderont automatiquement une aide, une participation aux tâches ménagères, une compensation financière pour les charges du quotidien qui s’ajoutent à leur budget. Pour d’autres, rien ne sera demandé, leur environnement et leurs habitudes devront rester les mêmes, avec l’enfant en plus qui devra respecter les habitudes de leurs ainés.

Pour les enfants

Dans le premier cas, cette expérience peut être vécue comme une sorte de collocation, comme cela se faisait dans le temps de nos grands parents où toute une famille vivait sous le même toi, chacun ayant son espace réservé et où chacun participait activement aux tâches du quotidien. Hormis ces impératifs, chacun est libre de ses mouvements et de sa vie.

Dans l’autre cas, l’enfant sera de nouveau considéré comme « enfant » et non comme un adulte dans le besoin. Tout lui est de nouveau offert, mis sous le nez, sans qu’il n’ai besoin de bouger le petit doigt. Les parents reprennent leur autorité et leurs responsabilités face à leur progéniture comme c’était le cas lors de leur adolescence/enfance. (Je vous avais bien parlé de régression n’est ce pas?). L’enfant n’a le droit de rien, ne rien avoir sans un accord, de rien faire non plus, même si c’est pour aider, n’a plus aucun espace vital. Il est « chez ses parents ». Cette situation frustrante peut avoir deux solutions: soit l’enfant en mal de reconnaissance et le liberté va se démener pour retrouver une situation autonome et partir au plus vite, soit il va se lamenter et régresser pour de vrai.

Combien de jeunes voit-on se laisser aller dans leur chômage, se complaire dans le fait de ne pas avoir de loyer à payer, ni de charges à régler, refusant des emplois, faisant la fine bouche, espérant que le Saint Graal tombe du ciel? Combien de personnes d’âge mûr, n’ayant pas trouvé leur moitié, restent chez leurs parents dans un souci d’économie de loyer, et/ou pour ne pas se sentir seul?

illustration-bebe Source

Le phénomène de l’enfant boomerang est de plus en plus répandu. Et si ce n’est pas une situation évidente pour les enfants qui se voient revenir à un point déjà franchi [retournez à la case départ ne touchez pas 20 000€], il ne faut pas penser que cette situation est aisée pour les parents. Chacun sent son espace vital se réduire, voir devenir inexistant, son intimité s’amoindrir…

Voici un article qui relate quelques expériences de personnes qui ont été dans ce cas-là. Il ne donne le point de vu que des enfants, mais ça donne une idée des différents cas où cela peut se présenter.

L’important, peut être est de poser des règles de vie dès l’arrivée de la progéniture. Chacun exprime ses besoins « vitaux » et ainsi dit à l’autre ce dont il a besoin. N’oublie pas lecteur, lectrice, que le plus important dans la vie (à mon sens) est de dire les choses (!!!). Sans dialogue, chacun va rester dans son coin et l’abcès va gonfler, gonfler, jusqu’à briser les liens si importants qui existent entre les parents et les enfants.

Alors, si toi aussi tu es un enfant boomerang, ou que tu en connais un, n’oublie pas: l’amour se crée par la confiance, par l’échange et par la sincérité. Et surtout, surtout [surtout, surtout, surtout] il ne faut pas oublier que cette situation ne doit durer qu’un temps, et que tout de même, il faut que chacun fasse des efforts et se donnent les moyens pour que chacun retrouve sa vie, sa tranquillité, sa liberté.

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