I Kitt You

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Dernier… C’est le dernier… Le soleil se lève sur le dernier jour du weekend. Ca passe tellement vite quand il est là.

Le réveil a à peine sonné qu’elle s’est jeté dessus pour l’éteindre. Ne pas le réveiller. Aller à pas de loup jusqu’à la cuisine, préparer une grande tasse de café corsé, comme il aime. A tâtons elle se guide par l’habitude des lieux. Trois pas puis à droite. La porte. Quatre pas puit à gauche, le salon.  Elle salue Big Ben, son broholmer, son gros nounours, qui s’est éveillé au moment où elle passe à son côté, esquivant ses pattes étendues sur le carrelage beige. Tous deux émergent lentement du sommeil, fermant les yeux à mesure que le rideau roulant se lève pour laisser passer les rayons du soleil de la fin d’été. Frissons. Ebroue. Une fois le café fait, elle retourne doucement vers la chambre. Il dort encore. Elle le regarde alors un moment, assise sur le bord du lit. Caresse ses cheveux. Ses yeux s’ouvrent, la regardent. Tous deux se souviennent de leur soirée de la veille. Il la remercie pour le café, s’installant de manière plus confortable, pendant qu’elle se love doucement contre lui pour profiter des derniers moments de douceur du matin.

Il est dix heures. Il faut y aller. Ils se dirigent vers la voiture postée à quelques mètres sur un banc de terre. C’est agréable un petit weekend en pleine campagne! Le molosse pantouflard les suit. Une fois les sacs mis à l’arrière de la Jeep bleue, ils se tournèrent l’un vers l’autre, les yeux dans les yeux.

« Tu vas me manquer »

En réalité… Il lui manquait déjà. Depuis la veille elle ne cessait de s’agripper à lui comme s’il allait tomber, disparaitre. Le soleil était doux et l’air chaud. Une sensation étrange, qu’elle ne connaissait pas s’installait dans sa tête.

« Désolé. Il faut que j’y aille… Un dernier bisou? » demande-t-il avec le sourire.

En réalité…

Sans se faire prier elle le prit dans ses bras tandis qu’il mettait ses mains autour de sa taille. Elle aurait voulu qu’il dure toujours, cet instant. Serrant son corps contre le sien, elle voulait le garder avec elle, rien que pour elle. Relâchant son étreinte, elle le fixe encore. Et, résignée, s’éloigne de deux pas en le regardant monter dans la voiture.

Il démarre. Un dernier coup d’oeil, les yeux plissés sous la lumière. Ce sourire qui la faisait chavirer à chaque fois. Quelques trop courtes secondes plus tard… le voilà parti. Elle est restée un moment, au bord de la route, comme figée.

Dernier… c’était le dernier…

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